Du cadre imposé aux limites choisies : la liberté qui respire
- Virginie ROBERT
- 17 janv.
- 4 min de lecture

Il y a un mot qui me hérisse le poil : "cadre".
Et encore plus quand il devient ce que je ne supporte pas : le cadre imposé.
Le cadre imposé, chez moi, ça ne fait pas “bof”. Ça fait “NOOOON !”.
Un non physique. Un non qui serre. Un non qui refuse de se plier.
Quand je dis “cadre imposé”, je parle de règles qui tombent d’en haut, rigides, inadaptées, où tu dois te conformer.
Quand je dis “limites choisies et posées”, je parle de repères que tu décides toi-même, simples, souples, faits pour te protéger.
Alors j’ai fui le cadre… et je suis tombée dans une autre prison : celle de la disponibilité permanente. Parce qu’à force de ne rien poser, on croit choisir la liberté… et on laisse l’urgence décider à notre place.
L’illusion : “si je ne pose rien, je suis libre”
Quand on ne supporte pas le cadre imposé, on peut glisser vers un autre extrême : ne rien poser du tout. Pas de règles. Pas de limites. Rien.
Sur le papier, ça ressemble à de l’air.
Dans la vraie vie, ça revient souvent à laisser une porte ouverte. Et je ne parle pas seulement de la porte aux autres. Je parle aussi de la porte dans ta tête.
Cette petite phrase interne qui se déclenche toute seule :
“Je peux m’arranger.”
“Je peux décaler.”
“Ce n’est pas grave.”
“Je vais gérer.”
Le problème, ce n’est pas “les autres”.
Le problème est plus fin : quand rien n’est posé, tout devient déplaçable.
Même ce que tu avais prévu… sans l’avoir écrit.
Ton repos. Ta récupération. Un temps de création. Une étape importante pour toi.
Si ce n’est pas posé, c’est invisible.
Et si c’est invisible… c’est facile à sacrifier.
Quand rien n’est posé, le caméléon dit oui par défaut
Sans limites choisies et posées, ton caméléon se retrouve aux commandes.
Pas par faiblesse, non…Par automatisme. Par empathie. Par habitude.
Et si tu as un fonctionnement type TDAH (Hypersensible ou juste empathique), c’est encore plus vrai :
le “je m’arrange” peut sortir avant même que tu aies évalué ton énergie, ton temps réel, ou tes priorités.
Ce n’est pas un défaut moral : c’est souvent un mélange de rapidité, d’impulsivité relationnelle, de charge mentale… et d’envie sincère de bien faire.
Et c’est là que ça devient subtil : parfois, il n’y a même pas besoin qu’on te demande.
Tu proposes. Tu anticipes. Tu t’ajustes.
Pas de victime, pas de coupable.
Juste un mécanisme très humain.
Sauf qu’à la fin, tu vis une fausse liberté :
Une liberté où tout est possible… donc où tout passe… donc où tu ne choisis plus vraiment.
Et la lionne, dans tout ça ?
La lionne se réveille pour protéger un territoire.
Mais si aucun territoire n’est défini… elle ne sait pas quoi protéger.
Sans limites, tu ne sais plus :
quand dire non,
à partir de quand c’est trop,
quand te choisir sans te justifier.
Et souvent, la lionne finit par se lever trop tard :
quand tu es déjà épuisée, saturée, à bout.
La troisième voie : limites choisies et posées
Je ne vais pas te vendre “un cadre”.
Si ce mot te crispe, il te crispe. ( je connais très bien 😊)
Par contre, je te parle d’autre chose : les limites choisies et posées.
Pas des règles injustes.
Pas une prison.
Des limites qui te ressemblent, qui protègent ta liberté au lieu de l’écraser.
Concrètement, ça peut être simple :
Je ne réponds pas dans l’urgence. Je prends le temps.
Je ne dis pas oui tout de suite. Je reviens vers toi.
Je garde des plages non négociables (repos, création, santé, enfants).
Je ne décale pas ce qui compte pour moi comme si c’était secondaire.
Ce n’est pas du contrôle. Non. C’est de la clarté !
Je te propose un mini exercice : une limite qui change l’équilibre
Qu’est-ce qui me fait “m’arranger” le plus souvent ?
Quelle limite simple empêcherait ça de s’installer ?
Qu’est-ce que ça me rend, immédiatement ? (Temps, énergie, paix, focus)
Une seule limite peut suffire à te remettre au centre.
Conclusion
Parfois, sous l’étiquette “liberté”, on se retrouve surtout… sans protection.
Le caméléon dit oui par défaut. Et la lionne se réveille trop tard.
Les limites choisies et posées, elles, dessinent ton territoire.
Et quand ton territoire est clair, tu n’as plus besoin de rugir : tu te lèves au bon moment.
Action possible😊
Si tu sens que ton caméléon dit oui avant toi, et que ta lionne se réveille trop tard, on peut travailler ça ensemble.
En douceur, mais avec fermeté : poser tes limites choisies, définir ton territoire, et retrouver une liberté qui respire.
=> Écris moi “LIMITE” (en message privé / via le formulaire du site) et je te propose un premier échange.
Et je te rassure tout de suite : on ne va pas t’assommer de règles.
On commence par UNE limite — celle qui change déjà quelque chose. A très vite 😊

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