Les limites : la bonne résolution qui change tout (même si ça pique un peu)
- Virginie ROBERT
- 2 janv.
- 5 min de lecture

Nouvelle année, nouveaux vœux, nouvelles “bonnes résolutions”.
Et comme chaque année, on va voir passer les grands classiques : mieux manger, bouger plus, arrêter le sucre, être plus zen, ranger la maison (et ranger sa tête, tant qu’on y est).
Moi, je te souhaite autre chose. Un truc beaucoup plus simple… et beaucoup plus difficile à la fois :
que tu trouves ta place.
Pas en prenant celle des autres.
Pas en te mettant dans un coin pour ne déranger personne.
Ta place. La tienne.
Et très souvent, ça commence par un mot qui fait grincer des dents : les limites.
Parce que les limites, ce n’est pas être dure.
Ce n’est pas devenir égoïste.
Ce n’est pas “envoyer balader les gens” ni les abandonner d'ailleurs.
Les limites, c’est poser un cadre clair : ce qui est acceptable pour toi… et ce qui ne l’est pas.
Et oui : elles sont nécessaires.
Pas pour contrôler les autres. Pour te protéger, toi.
Pourquoi on a besoin de limites (même quand on est “gentille”)
Si tu es du genre à t’adapter, à anticiper, à faire plaisir, à gérer… tu connais le piège :
tu dis oui “pour éviter un malaise”,
tu rends service “pour ne pas décevoir”,
tu prends sur toi “parce que c’est plus simple”.
Sauf que “plus simple”, ça veut souvent dire : plus simple pour les autres.
Et toi, tu finis :
fatiguée (mais tu continues),
irritée (mais tu souris),
déçue (mais tu ne dis rien),
puis explosive (et là tu culpabilises).
C’est exactement là que les limites deviennent ta meilleure résolution :
elles empêchent le scénario de se rejouer.
Parce que les limites protègent ton temps, ton énergie… mais aussi ton estime de toi.
Quand tu ne poses pas de limites, tu envoies un message (involontaire) :"je peux me mettre après."
Et à force, ton cerveau le croit. Ton entourage aussi. Et toi, tu te perds.
Soyons honnêtes : si tes limites sont floues pour toi, comment les autres pourraient-ils les voir clairement ? Ils ne peuvent pas deviner.
Donc on y va doucement, mais sûrement : pas avec des grandes déclarations, mais avec des petits actes répétés.
L'objectif, ce n'est pas de devenir dure. C'est de devenir claire.
“Je me suis mise en colère” : rembobine avant de te juger
La prochaine fois que tu t’en veux parce que tu t’es mise en colère, fais un truc beaucoup plus utile que te flageller : prends cinq minutes.
Pas pour te juger. Juste pour comprendre.
Rembobine ta journée, comme un film : qu’est-ce qui a rempli ton vase?
Très souvent, tu vas voir que l’explosion n’a pas commencé au moment de la “petite goutte”. Elle a commencé bien avant : quand tu as accepté d’aller plus loin que ce que tu ne pouvais le supporter.
Au boulot, dans ton couple, avec un enfant… parfois même dans un magasin ou en voiture, juste parce que tu étais déjà à bout.
Et quand tu rentres, ou quand il y a un micro-truc de travers… ça déborde...c'est le retour de la fameuse goutte d'eau ...
Et Devine quoi ? on peut prévenir cette situation : pas en devenant dure, mais en posant une limite plus tôt, avant de dépasser ton propre cadre.
Tu ne “réagis pas trop” : tu es juste arrivée trop loin sans t’arrêter.
Un truc à retenir :
Quand tu es en culpabilité, tu n’apprends plus rien.
Tu rumines, tu te juges, tu te fais la morale… et ton cerveau se met en mode survie. Donc tu recommences. Encore.
Quand tu sors de la culpabilité et que tu regardes la scène avec un œil plus calme — “ok, qu’est-ce qui s’est passé ?” — là tu comprends. Et là, tu peux changer quelque chose.
Et si tu veux des trucs et des astuces, on en reparlera : j’ai plein de petits exercices pour t’aider à repérer le moment où tu franchis ta propre ligne… et à la respecter sans culpabiliser.
Limite floue = négociation infinie (et culpabilité offerte)
Une limite floue, c’est :
“je verrai…”
“peut-être…”
“je vais essayer…”
“je peux mais…”
Traduction : la porte est ouverte. Donc on insiste. Donc tu expliques. Donc tu justifies. Donc tu t’épuises.
Une limite claire, c’est :
“non”
“pas cette fois-ci désolée”
“pas comme ça”
“je peux X, pas au-delà”
=> Et là, surprise : au début tu culpabilises… puis tu respires.
!! Petit avertissement avant usage !! Les limites ont des effets secondaires.
Les premiers jours, la culpabilité peut monter au max.
Normal : ton cerveau croit que “non” = danger (rejet, conflit, mauvaise image).
Puis ça s’apaise, parce qu’il comprend un truc révolutionnaire : le monde ne s’écroule pas… et toi, tu récupères de l’air.
(Et non, tu n’as pas besoin de te mettre au lit. Quoique… parfois, ça aide aussi.)
4 phrases de limites (compatissantes et non négociables)
Si tu veux un point de départ simple, voilà 4 phrases “propres” (sans agressivité, sans roman) :
“Je comprends. mais cela m'est impossible!"
“Je ne peux pas. Je te dis si ça redevient possible.”
“Je suis dispo à tel moment. Pas en dehors.”
“Je t’entends. mais je ne peux pas”
Tu peux être douce et ferme. Ce n’est pas contradictoire. C’est adulte.
Aimer, ce n'est pas se plier en origami pour que tout le monde soit à l'aise… sauf toi.
Les limites, c'est l'inverse : tu restes entière.
La mini résolution de janvier (pas de perfection, juste un pas)
Choisis une seule limite pour ce mois-ci. Une.
Pas “tout changer”. Pas “réinventer ta vie”. Juste un petit cran.
Exemples :
“Je ne réponds plus aux messages après 20h.”
“Je dis non à une demande par semaine.”
“Je ne me justifie plus quand je refuse.”
“Je prends 30 minutes par jour rien que pour moi.”
Et ensuite tu observes : qu’est-ce que ça déclenche ? Chez toi, chez les autres, dans ton corps.
C’est là que tu vas apprendre.
Et si tu veux des trucs et des astuces, on en reparlera : j'ai plein de petits exercices pour t'aider à repérer le moment où tu franchis ta propre ligne… et à la respecter sans culpabiliser.
Envie de passer à l'action ? Le Challenge Limites – Janvier 2026
Si tu as envie de démarrer 2026 en apprenant à connaître tes limites et à les respecter (oui, d'abord toi), et d'être accompagnée, je te propose un petit challenge d'un mois.
Chaque semaine, on choisit une limite simple à poser. Une seule.
On la tient (ou on essaie), et on échange nos réussites, nos galères, nos trucs et astuces.
Ce Challenge est offert
On ne va pas tout régler en un mois — mais on va apprendre à apprécier chaque petite victoire, et surtout à poser des bases justes, revues et adaptées à ton moi entier.
Bonus : A l’issue de ce challenge j’ouvrirai 10 places pour un accompagnement sur le premier trimestre 2026, pour celles qui veulent prolonger cette progression en profondeur !
Début du challenge le 6 janvier 2026
Ça te tente ? Envoie moi “CHALLENGE” en message privé. Avec ton accord, je t’ajoute au groupe WhatsApp du Challenge Limites – Janvier 2026.
Petit rappel : sur WhatsApp, les numéros des participants sont visibles.
Mon Voeu pour toi cette année :
Ce que je te souhaite de tout mon cœur en cette nouvelle année : que tu trouves ta place en posant des limites acceptables et nécessaires.
Pas pour être “parfaite”.
Pour être bien. Vraiment.




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